Mise à jour le 13 octobre 2026
Resume rapide de l'article
- Respecter la température de brasage tendre autour de 250 °C pour éviter de percer le zinc. En savoir plus →
- Utiliser un recouvrement d'environ 5 cm entre les pièces de zinc pour assurer une capillarité efficace. En savoir plus →
- Employer une baguette d'étain avec au moins 33 % d'étain conforme à la norme NF EN ISO 9453. En savoir plus →
- Préparer les surfaces avec un décapant adapté pour éliminer la patine et assurer l'adhérence de la brasure. En savoir plus →
La pérennité d’une couverture métallique dépend de la continuité étanche de ses profilés, conditionnée par le respect des règles d’assemblage du DTU 40.5. L’exécution conforme d’une brasure tendre s’opère à une température d’environ 250 °C, garantissant la fusion du métal d’apport sans altérer la feuille support. En 2026, cette méthode par capillarité demeure la seule technique admise par les règles de l’art pour prévenir les désordres structurels liés aux intempéries.
De nombreux contenus commerciaux mettent en avant des solutions rapides de masticage ou de collage sur les chéneaux, en taisant les exigences strictes de la réglementation. L’enquête technique menée sur le cahier des clauses techniques P 36-201 (DTU 40.5) rappelle que l’évacuation des eaux pluviales exige des liaisons métalliques capables de résister aux contraintes mécaniques sévères sans rupture du film d’étanchéité.
Cadre réglementaire du DTU 40.5 pour l’assemblage du zinc
Le document technique unifié DTU 40.5, publié sous forme de norme expérimentale XP P 36-201 en novembre 1993 et intégrant l’amendement A1 de décembre 1997, régit l’ensemble des travaux d’évacuation des eaux pluviales. Ce cadre normatif officiel définit les critères de pose des gouttières et des chéneaux afin d’assurer l’écoulement gravitaire sans rétention néfaste pour le bâti.
Pour autoriser une capillarité homogène du métal d’apport, le recouvrement recommandé des pièces de zinc pour la brasure est d’environ 5 cm entre chaque élément raccordé. Cet emboîtement calibré crée la portée de contact indispensable pour que la matière d’apport s’infiltre sur l’intégralité du joint, interdisant tout décollement sous l’action du gel ou des dilatations cycliques.
Pourquoi la brasure à l’étain surpasse les colles et mastics ?
L’assemblage par brasure tendre crée une liaison intime entre les métaux qui résiste aux mouvements d’expansion thermique propres aux ouvrages de toiture. À l’inverse d’une colle dont les polymères vieillissent sous l’effet des rayons ultraviolets, le cordon d’étain conserve sa cohésion moléculaire durant des décennies.
Les produits d’étanchéité souples finissent par durcir et perdre leur élasticité, générant des microfissures invisibles à l’origine d’infiltrations directes vers la charpente. Le recours exclusif à la brasure métallique élimine ces amorces de rupture et garantit l’alignement strict avec les exigences du cahier des clauses techniques.

Matériel requis et alliages de brasure
La réussite d’un raccord étanche impose un équipement thermique capable de compenser la dissipation calorifique rapide des feuilles métalliques en extérieur. Un fer de couvreur spécifique doté d’une panne en cuivre massif fournit l’inertie requise face aux courants d’air de toiture.
Pour souder le zinc, on utilise un fer à souder spécifique (350 W à 500 W) et des baguettes d’étain contenant au minimum 33 % d’étain et conformes à la norme NF EN ISO 9453. Cet apport assure un point de liquéfaction compatible avec la résistance thermique du support.
L’étain de brasage RHEINZINK SnZn 801 sans plomb est conforme à la norme NF EN ISO 9453, offrant une solution technique alternative pour les chantiers recherchant des formulations sans retombées de métaux lourds. La sélection de l’alliage doit obligatoirement respecter ce référentiel pour garantir la résistance à l’arrachement.
| Paramètre / Composant | Spécification technique |
|---|---|
| Température de brasage tendre | Environ 250 °C |
| Pente minimale des gouttières (DTU 40.5) | 5 mm par mètre |
| Recouvrement des éléments | Environ 5 cm |
| Teneur en étain de la baguette | Minimum 33 % (norme NF EN ISO 9453) |
| Flux décapant recommandé | Chlorure de zinc / Décapant spécialisé |
Préparation chimique et mécanique des surfaces de zinc
L’application d’un fondant décapant constitue le préalable technique incontournable pour dissoudre la couche naturelle de passivation qui interdit l’adhérence de l’étain. Sans cette préparation, le métal liquide roule en surface sans imprégner la zone d’emboîtement.
Le décapant de type chlorure de zinc est couramment utilisé pour préparer les surfaces en zinc avant la brasure à l’étain. Pour le zinc pré-patiné oxydé, le décapant 850 est recommandé afin d’éradiquer toute trace d’oxydation ou de peinture résiduelle sur les surfaces de contact.
Le traitement préparatoire s’adapte à la finition d’usine des profilés :
- Pour les zincs prePATINA clair et ardoise, la patine doit être retirée au préalable sur la zone à souder.
- Pour le zinc GRANUM EXTRA basalte ou granite, la surface doit être décapée à l’aide du décapant RHEINZINK-STRIPZINK pour retirer le revêtement de surface de la zone à souder.
- Pour les zincs PRISMO, il est nécessaire de procéder à un décapage mécanique de la zone de recouvrement pour éliminer le vernis semi-transparent avant la soudure.
Mise en œuvre thermique et contrôle des points de fusion
L’opération d’assemblage exige une gestion rigoureuse de la température de chauffe pour éviter l’effondrement de la tôle sous le poids de la panne de cuivre. Les points de fusion indicatifs sont d’environ 200 °C à 220 °C pour l’étain, 300 °C à 320 °C pour le plomb et 410 °C à 420 °C pour le zinc.
Le procédé de brasage tendre s’effectue à une température d’environ 250 °C et convient de manière optimale au brasage du matériau RHEINZINK. Cette plage thermique se situe bien en dessous du seuil critique de 410 °C où le zinc se liquéfie et se perce instantanément.
Le recouvrement minimal conseillé pour assurer la capillarité lors du brasage des éléments en zinc est d’environ 5 cm. Une fois les pièces maintenues, le technicien immobilise l’assemblage par des points d’attente avant de déposer le cordon continu, permettant à la matière fondue de combler l’interstice par aspiration naturelle.

Calcul du coût pour faire souder une gouttière en zinc
La règle pour estimer la dépense totale consiste à multiplier la longueur totale des profilés par le tarif unitaire au mètre linéaire constaté sur le marché.
Le prix constaté pour faire souder une gouttière en zinc par un professionnel se situe entre 15 € et 25 € par mètre linéaire (donnée 2026). Déroulons un cas de figure portant sur une toiture pavillonnaire requérant le raccordement et la brasure de 18 mètres linéaires de gouttières :
- Borne basse : 18 m × 15 € = 270 €
- Borne haute : 18 m × 25 € = 450 €
Le montant total de l’opération se situe ainsi entre 270 € et 450 € pour ce linéaire. Ce tarif évolue vers le bas pour une configuration linéaire au sol ou de plain-pied, tandis qu’il grimpe vers la fourchette haute en présence de difficultés d’accès imposant des échafaudages ou de nombreuses singularités de rive.
La seule donnée à retenir pour réussir l’opération reste de maintenir le fer à une température d’environ 250 °C afin d’éviter le seuil de destruction du zinc situé entre 410 °C et 420 °C.
Les informations de cet article sont fournies à titre indicatif. Pour tout projet de travaux, consultez un professionnel qualifié qui pourra évaluer votre situation spécifique selon les normes en vigueur.
FAQ
Pourquoi le zinc perce-t-il sous le fer à souder ?
Le percement survient dès que le métal atteint son point de fusion situé entre 410 °C et 420 °C. Pour éviter cet incident, l’opérateur doit déplacer régulièrement la panne afin de maintenir la zone de travail à environ 250 °C.
Quel est le recouvrement recommandé entre deux profilés en zinc ?
Le recouvrement recommandé des pièces de zinc pour la brasure est d’environ 5 cm. Cette largeur assure une surface de contact suffisante pour garantir l’étanchéité capillaire et la tenue mécanique.
Quelle proportion d’étain minimale doit comporter le métal d’apport ?
La baguette d’apport doit comporter au minimum 33 % d’étain selon les exigences de la norme NF EN ISO 9453 pour assurer un mouillage correct de l’assemblage.
Quel décapant utiliser sur un zinc ancien fortement patiné ?
Pour le zinc pré-patiné oxydé, le décapant 850 est recommandé afin d’éliminer toute trace d’oxydation ou de peinture avant la réalisation de la brasure.
Quelle puissance choisir pour le fer de zinguerie ?
Pour souder le zinc, on utilise un fer à souder spécifique (350 W à 500 W) capable de compenser les déperditions thermiques provoquées par les conditions climatiques extérieures.
Sources
Pages consultées pour cet article :
- culture.gouv.fr/Media/Thematiques/Monuments-historiques-Sites-patrimoniaux-remarquables/Fichiers/Guides-MOA-MOE/Guide-de-maitrise-douvrage-et-de-maitrise-d-aeuvre-Ouvrages-de-couverture-ouvrages-communs
- allais-couverture-45.fr/comment-souder-une-gouttiere-en-zinc
- rheinzink.fr/produits/materiau-surfaces/informations-materiau/soudure-zinc
- remylezingueur.com/comment-souder-zinc
- soudeurs.com/procede-de-brasage-soudo-brasage-avec-chalumeau/2226-comment-braser-du-zinc-sur-du-plomb-avec-de-l-etain.html
- produits.batiactu.com/publi/le-dtu-40.5-explique-pour-vos-travaux-d-evacuation-452-195243.php