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Mise à jour le 15 septembre 2026

Resume rapide de l'article

  • Préparer un sol propre et poser une bande résiliente de 10 mm pour désolidariser la cloison du plancher. En savoir plus →
  • Beurrer base et côtés des briques plâtrières au plâtre ou colle sans obstruer les alvéoles, en pressant fermement. En savoir plus →
  • Monter les rangs en quinconce avec un décalage vertical d’un tiers à la moitié de la brique pour stabilité. En savoir plus →
  • Respecter un temps de prise d’environ 45 minutes pour le plâtre, éviter enduits au ciment sur cloison hourdée au plâtre. En savoir plus →

Monter une cloison en brique de terre cuite en 2026 s’effectue soit au plâtre briqueteur traditionnel, soit au mortier-colle, en adaptant la mise en œuvre au temps de prise du liant. La brique plâtrière en terre cuite, identifiable à ses faces striées facilitant l’accroche et à ses alvéoles allégeant la structure, offre une excellente base pour redistribuer l’espace intérieur tout en garantissant une inertie appréciable.

Le choix entre un montage au plâtre ou à la colle dépend de la rapidité d’exécution. Le plâtre requiert une préparation soignée des gâchées pour maîtriser son durcissement rapide, tandis que le mortier-colle permet d’ajuster l’alignement sans précipitation.

Ce qu’il vous faut

  • Briques plâtrières en terre cuite à faces striées
  • Plâtre pour briqueteur ou liant-colle spécifique pour terre cuite
  • Bande résiliente de désolidarisation en pied de cloison
  • Truelle, auge, niveau à bulle, règle de maçon et maillet
  • Bande à joint armée pour les liaisons hétérogènes

Vous obtiendrez une cloison distributive parfaitement plane, désolidarisée des mouvements du bâti et prête à recevoir son enduit de finition.

Comment poser des briques plâtrières dans les règles de l’art ?

La pose de briques plâtrières s’effectue par rangs successifs parfaitement de niveau en partant d’un sol propre et désolidarisé, en appliquant le liant sur la base et les chants verticaux avant de croiser les joints. Chaque bloc doit être pressé fermement pour assurer une liaison continue sur l’ensemble de l’ouvrage.

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Cette technique traditionnelle de maçonnerie intérieure assure une excellente rigidité face à la cloison alvéolaire, tout en apportant une barrière solide contre les chocs du quotidien. La précision du premier rang conditionne la planéité finale de l’ensemble du mur.

Comment préparer le sol et installer la semelle résiliente ?

La préparation du sol impose un dépoussiérage intégral de la zone de pose avant toute intervention. Selon les exigences techniques de la norme NF DTU 20.13, en cas de cloison désolidarisée en pied, une bande de désolidarisation d’une épaisseur minimale de 10 mm doit obligatoirement être fixée sur le sol si elle sert de semelle d’assise.

Cette bande résiliente évite la mise en compression mécanique de la brique de terre cuite sous les déformations éventuelles du plancher porteur. Elle isole également la maçonnerie des remontées d’humidité directes et limite la propagation des vibrations acoustiques entre les différents niveaux du bâtiment.

Quelles sont les étapes clés pour monter les rangs de briques ?

La pose d’une brique plâtrière nécessite de beurrer généreusement sa base et ses côtés au liant-colle ou au plâtre, tout en veillant à ne pas obstruer les alvéoles internes avec l’excédent de matière. La brique est ensuite fermement appuyée contre le support jusqu’au reflux visible du liant sur les pourtours du joint.

Le montage des rangs suivants s’effectue systématiquement à joints croisés. Il convient de régler le décalage vertical entre le tiers et la moitié de la largeur d’une brique pour garantir la stabilité structurelle du panneau de cloison. Enfin, sous le plafond, l’arête supérieure du dernier rang de briques doit se situer à moins de 3 cm de la sous-face, cet espace résiduel étant comblé ultérieurement avec un matériau souple ou du mortier adapté.

Application du plâtre briqueteur sur les chants d'une brique plâtrière en terre cuite

Choix du liant : plâtre briqueteur ou mortier-colle dédié

L’arbitrage entre un plâtre briqueteur et un liant-colle dédié se fait selon la cadence de travail souhaitée et la technique de pose retenue. Le plâtre traditionnel offre une prise rapide idéale pour monter plusieurs rangées sans glissement, tandis que la colle assure un temps ouvert plus long facilitant les réglages.

L’utilisation de briques de terre cuite permet d’envisager par la suite divers habillages muraux, qu’il s’agisse d’appliquer une peinture mate ou de « Décorer un mur en brique » pour valoriser les textures brutes du matériau dans un intérieur contemporain.

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Faut-il opter pour un plâtre briqueteur traditionnel ou un liant spécifique ?

Le choix dépend de la maîtrise du geste technique et du type de chantier engagé. Le plâtre Plafer Briqueteur Siniat en sac de 25 kg est spécialement conçu pour le montage de cloisons distributives en briques ou en parpaings, ainsi que pour les gros travaux de dégrossissage.

Ce type de plâtre s’applique facilement sur la brique sans coller aux outils, procurant une résistance mécanique élevée à l’ensemble monté. Les liants-colles prêts à l’emploi sont quant à eux particulièrement adaptés aux surfaces rectifiées et aux montages ne nécessitant pas de rattrapage d’épaisseur important.

Quels sont les temps de prise et les dosages à respecter ?

Le plâtre pour briqueteur possède un temps de prise indicatif d’environ 45 minutes, ce qui impose de gâcher des quantités adaptées à sa vitesse d’avancement pour éviter le gaspillage de matière durcie dans l’auge. Il faut prévoir une consommation moyenne d’environ 1 kg de plâtre par centimètre d’épaisseur de brique.

La fourniture de brique plâtrière affiche un prix estimé entre 30 et 60 euros le mètre carré selon l’épaisseur des éléments choisis.

Protocole de vérification et d’alignement d’un rang de briques

Le contrôle géométrique rigoureux à chaque étape du montage garantit la verticalité du panneau et évite les désordres structurels lors du séchage :

  1. Déployer la bande de désolidarisation au sol en mesurant une épaisseur continue d’au moins 10 mm sans écrasement localisé.
  2. Beurrer l’assise et la face verticale de la brique avant de presser l’élément jusqu’à observer un bourrelet continu de liant refluant du joint.
  3. Araser l’excédent de colle à la truelle en vérifiant que les cavités creuses internes restent totalement dégagées.
  4. Contrôler le croisement vertical en mesurant un décalage effectif compris entre le tiers et la moitié de la brique inférieure.
  5. Vérifier l’aplomb au niveau à bulle sur deux faces adjacentes, la bulle devant s’immobiliser strictement entre ses deux repères.
  6. Mesurer l’espace libre au dernier rang sous plafond pour valider une distance inférieure à 3 cm avant le bourrage final.

Si vous constatez un faux niveau cumulé supérieur à 15 mm sur une hauteur d’étage ou une instabilité marquée du premier rang, interrompez l’élévation pour faire contrôler la planéité du support par un maçon professionnel.

Paramètre technique Exigence DTU 20.13 ou valeur fabricant Rôle sur l’ouvrage
Épaisseur semelle résiliente 10 mm minimum Désolidarisation mécanique en pied de cloison
Décalage des joints verticaux 1/3 à 1/2 de brique Répartition des charges et cohésion du mur
Espace libre sous plafond Moins de 3 cm Absorption des flèches de dalle supérieure
Temps de prise plâtre briqueteur 45 minutes environ Cadence de pose et résistance mécanique
Consommation indicative de plâtre 1 kg/cm d’épaisseur/m² Dimensionnement des approvisionnements
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Prescriptions du DTU 20.13 pour l’enduit et les finitions

Les règles de l’art imposent une stricte compatibilité chimique et mécanique entre le liant de montage de la cloison et les enduits appliqués ultérieurement en surface. Ignorer ces règles entraîne des décollements ou des fissurations prématurées au niveau des parois intérieures.

Après le séchage complet des enduits, la pose des finitions périphériques comme une « Plinthe à coller » viendra parfaire le raccord au sol tout en masquant discrètement la semelle résiliente posée sous le premier rang de briques.

Quels enduits sont compatibles avec un hourdage au plâtre ?

Selon les prescriptions de la norme NF DTU 20.13, si une cloison en briques de terre cuite est hourdée au plâtre, les enduits à base de liants hydrauliques tels que le ciment sont formellement à proscrire. La réaction chimique entre le sulfate du plâtre et les aluminates du ciment provoque un gonflement destructeur qui détériore l’adhérence.

Le DTU précise également que les enduits au plâtre de type B7 sont exclusivement réservés aux briques comportant au minimum deux rangées d’alvéoles. Cette exigence structurelle garantit que la brique dispose d’une rigidité suffisante pour supporter les contraintes de retrait lors du séchage de l’enduit épais.

Comment traiter les jonctions entre la cloison et les murs existants ?

Le raccordement entre des structures de natures différentes exige des précautions particulières pour éviter l’apparition de spectres ou de fissures de retrait. Le choix du « parement selon le support » doit systématiquement intégrer les différences de dilatation thermique et hygrométrique entre les parois.

Pour réaliser les joints entre des plaques de plâtre et un mur en brique plâtrière, l’application d’une bande à joint armée ou spécifique est requise pour ponter la liaison. Cette armature absorbe les micro-mouvements différentiels entre la structure maçonnée et l’ossature métallique des doublages adjacents.

L’incompatibilité absolue entre un hourdage au plâtre et un enduit hydraulique reste la règle fondamentale pour garantir la pérennité de votre ouvrage.

Vérification de l'aplomb d'une cloison en briques plâtrières avec un niveau à bulle

Foire aux questions

Quelle est l’épaisseur minimale de la bande résiliente sous une brique plâtrière ?

Selon la norme NF DTU 20.13, la bande de désolidarisation installée en pied de cloison doit présenter une épaisseur minimale de 10 mm pour assurer son rôle de semelle résiliente et absorber les mouvements de compression du plancher.

Peut-on appliquer un enduit au ciment sur une cloison montée au plâtre ?

Non, la norme NF DTU 20.13 interdit formellement l’application d’enduits à base de liants hydrauliques comme le ciment sur une cloison en briques hourdée au plâtre en raison des risques de décollement causés par les réactions chimiques entre ces deux matériaux.

Quel est le décalage obligatoire entre deux rangs de briques plâtrières ?

Le montage doit être réalisé à joints croisés en décalant chaque brique d’une valeur comprise entre le tiers et la moitié de la largeur de la brique située sur le rang inférieur pour maintenir la rigidité de la maçonnerie.

Les informations de cet article sont fournies à titre indicatif. Pour tout projet de travaux, consultez un professionnel qualifié qui pourra évaluer votre situation spécifique selon les normes en vigueur.

Sources

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